Administrations fédérales, cantonales et communales
La Confédération à Berne, les chancelleries cantonales et les grandes villes comme Lausanne ou Genève emploient de nombreux chargés de communication. Leurs postes sont publiés sur les portails d'emploi publics et exigent souvent la traduction ou la relecture de textes en allemand.
Genève internationale et monde associatif
Les organisations internationales et les ONG installées à Genève recrutent des profils capables de rédiger en anglais et en français pour des campagnes mondiales. Ces employeurs appliquent parfois leurs propres statuts du personnel et une carte de légitimation remplace alors le permis ordinaire.
Entreprises, banques et assurances
Les groupes industriels, les banques privées genevoises et les assureurs lausannois confient au chargé de communication la communication interne, le rapport annuel et les relations avec la presse financière. Le poste se situe souvent entre la direction et le responsable marketing en Suisse.
Écrire pour un pays à quatre langues
Un communiqué national paraît généralement en allemand et en français, parfois en italien. Savoir adapter un texte plutôt que le traduire littéralement, et connaître les différences entre presse romande et alémanique, distingue un candidat à Berne, Fribourg ou Bienne, villes bilingues.
Connaître le paysage médiatique romand
Les rédactions de la RTS, de l'agence Keystone-ATS et des quotidiens régionaux restent des cibles prioritaires pour les communiqués. Un ancien journaliste en Suisse romande passe souvent vers la communication, et les recruteurs apprécient ce carnet d'adresses local.
Brevet fédéral et formations reconnues
Les examens professionnels de spécialiste en communication et de spécialiste en relations publiques avec brevet fédéral sont préparés notamment au SAWI. Les bachelors HES en communication et les masters des universités de Neuchâtel, Lausanne ou Fribourg complètent l'offre de formation suisse.
Un master en communication obtenu hors de Suisse
La communication n'est pas une profession réglementée en Suisse, donc un master français ou belge n'a pas besoin de reconnaissance formelle. Une administration cantonale peut néanmoins demander une attestation de niveau du SEFRI pour classer le poste dans son échelle de traitement.
Réseaux sociaux, contenus et communication de crise
Les annonces suisses demandent de plus en plus la gestion de LinkedIn, de la vidéo courte et des newsletters, ainsi qu'un plan de communication de crise. Les tâches purement sociales relèvent plutôt du community manager, mais la frontière varie selon la taille de l'employeur.
Temps partiel et postes à 80 pour cent
En Suisse, beaucoup de postes de communication sont proposés entre 60 et 90 pour cent, surtout dans le secteur public et associatif. Indiquer votre taux d'activité souhaité dans la candidature est courant et ne pénalise pas un dossier à Lausanne ou Neuchâtel.
Permis de travail selon la nationalité
Un ressortissant de l'UE ou de l'AELE obtient un permis B ou L avec son contrat. Pour un candidat d'un État tiers, l'employeur doit prouver qu'aucun profil local ne convient, ce qui reste rare en communication ; voir les règles des permis suisses.
Agences de communication et freelance
Les agences de Genève, Lausanne ou Zurich engagent des chefs de projet et des rédacteurs, souvent après un stage. Travailler comme indépendant suppose une affiliation à la caisse de compensation AVS comme indépendant, qui examine si votre activité est réellement autonome.
Ce qui détermine le salaire d'un chargé de communication
Le traitement dépend de l'employeur, du canton, de la classe salariale publique, des langues maîtrisées et de l'expérience. Une administration publie souvent sa grille, alors qu'une agence ou une ONG négocie au cas par cas ; comparez avec Salarium de l'OFS.
Démarches pour devenir chargé de communication en Suisse
- Identifiez le type d'employeur visé, administration, organisation internationale, entreprise ou agence, et la langue de travail principale du poste.
- Constituez un portfolio de communiqués, articles, campagnes et publications en plusieurs langues, avec vos résultats mesurables pour chaque projet.
- Rédigez un CV suisse avec photo, taux d'activité souhaité, langues avec niveau certifié et références de supérieurs joignables.
- Rassemblez vos certificats de travail et, si nécessaire, une attestation de niveau du SEFRI pour un poste public.
- Préparez l'épreuve écrite fréquente lors des recrutements publics, souvent la rédaction d'un communiqué en temps limité.
- Une fois engagé, faites établir votre permis auprès de l'office cantonal de la population et souscrivez une assurance LAMal.
Salaires et coûts pour un chargé de communication
| Élément | Repère | Remarque |
|---|---|---|
| Salaire dans l'administration | Selon la classe de la grille cantonale ou fédérale | Indicatif : grilles publiées par chaque employeur public |
| Salaire en entreprise ou en agence | Variable selon secteur et canton | Comparez avec Salarium de l'OFS |
| Préparation au brevet fédéral | Frais de cours et taxe d'examen | Subvention fédérale possible après l'examen |
| Certificat de langue allemande | Coût selon l'école et le niveau | Goethe ou équivalent apprécié pour Berne et Fribourg |
| Loyer à Genève ou Lausanne | Parmi les plus élevés de Suisse | Plus abordable à Neuchâtel, Bienne ou dans le Jura |
Pièces à joindre à une candidature en communication
- CV au format suisse avec photo
- Lettre de motivation soignée, considérée comme un premier test de rédaction
- Portfolio de textes, campagnes et publications
- Certificats de travail des postes précédents
- Diplômes, brevet fédéral ou attestation de niveau du SEFRI
- Certificat de langue, par exemple Goethe, DELF ou Cambridge
- Pièce d'identité et permis de séjour
Erreurs fréquentes des candidats en communication
- Envoyer une lettre de motivation comportant des fautes, alors que le recruteur l'évalue comme un échantillon de votre écriture professionnelle.
- Annoncer un allemand courant non certifié pour un poste à Berne, puis échouer au test de rédaction bilingue lors de l'entretien.
- Ignorer les médias régionaux suisses et citer uniquement des titres français ou belges lorsque l'on parle de relations presse.
- Omettre les certificats de travail, que les employeurs suisses lisent attentivement pour vérifier l'autonomie et la qualité rédactionnelle.
- Accepter des missions en freelance pour un client suisse sans clarifier son statut auprès de la caisse AVS ni son autorisation de séjour.
Questions sur le métier de chargé de communication en Suisse
Faut-il être bilingue pour être chargé de communication en Suisse ?
Ce n'est pas toujours exigé, mais c'est un net avantage. Les postes fédéraux, les entreprises nationales et les cantons bilingues comme Fribourg ou le Valais demandent souvent l'allemand. Dans une PME genevoise ou vaudoise, le français et l'anglais peuvent suffire.
Le brevet fédéral est-il indispensable pour être recruté ?
Non, un master universitaire ou un bachelor HES suffit généralement. Le brevet fédéral de spécialiste en communication ou en relations publiques est surtout utile pour les personnes en reconversion ou celles qui veulent valider une expérience par un titre suisse reconnu.
Les organisations internationales de Genève exigent-elles un permis ?
Leur personnel reçoit souvent une carte de légitimation du Département fédéral des affaires étrangères plutôt qu'un permis B. Les conditions dépendent de l'organisation et du type de contrat ; vérifiez auprès du service des ressources humaines concerné.
Peut-on commencer par un stage en communication en Suisse ?
Oui, les agences, administrations et ONG proposent des stages, souvent après les études. Les cantons de Genève et Neuchâtel appliquent un salaire minimum, mais certains stages de formation en sont exclus. Renseignez-vous sur les conditions auprès de l'office cantonal de l'emploi.